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| Historique |
Fondateur:
Ferruccio Lamborghini
Date de fondation: 1963 |
Nationalité:
Italienne
Actuel président: Werner Mischke
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Historique:
C'est en 1963 que débuta l'aventure Lamborghini. En effet insatisfait
par les prestations de la plupart des voitures de sports de son époque
- et notamment par celle des Ferrari- Ferruccio Lamborghini, dont la
société produisait déjà des tracteurs, des conditionneurs d'air et
des brûleurs pour installation de chauffage, décida de produire ses
propres voitures. C'est donc en 1963, à l'occasion du salon de Turin,
que fut présentée la toute première Lamborghini, à savoir la 350
GTV. Ce prototype qui fut commercialisé en 1964 était équipé d'un
V12 (ce meme moteur équipe aujourd'hui la Murciélago mais sa cylindrée
a été portée à 6.2 l), comme ses rivales au cheval cabré de
l'époque! Le choix du logo et des noms des modèles (Miura, Murciélago...)de
la marque sont dû à la passion que vouait Ferruccio Lamborghini à la
tauromachie. C'est seulement en 1971, avec l'apparition de la Countach
que la firme de Sant'Agatha de Bolognese a réellement décollé.
Toutefois, malgré la renommé grandissante de la marque, Ferruccio
Lamborghini, décida en 1975 de se retirer définitivement, alors que la
firme traversait une crise dû notamment au choc pétrolier. En 1978, la
firme toucha le bas et fût placée en redressement judiciaire. Au bord,
du gouffre, la société a finalement été sauvée par les frères
Mimran. S'ensuit alors une grande période de prospérité. En 1987, la
firme est rachetée par Chrysler. Le premier fruit de ce rachat apparaît
en 1990 et porte le nom désormais célèbre de Diablo ( la Diablo a été
dessinée par Marcello Gandini et son V12 développait 492 ch). Cette période
Chrysler sera aussi marquée par une brêve apparition en F1! Toutefois,
Chrysler connaissant une période de crise, laissa Lamborghini à
l'abandon qui fût finalement cédée à Mégatech ( une société Indonésienne
) en 1992. Cependant cela n'a pas suffit à dynamiser la firme qui
voyait peu à peu sa Diablo vieillir. En 1998, le géant Allemand VAG,
rachète Lamborghini par le biais d'Audi et 4 ans plus tard apparaît la
Murciélago, épaulée en 2003 par la Gallardo. Cette dernière est à
ce jour le modéle le plus vendu de Lamborghini.
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La naissance de Lamborghini
La 350 GT a été la toute première
Lamborghini à être produite à grande échelle en 1964. Normalement, cette 350
GT rouge est exposée dans le petit musée de l'usine de Sant'Agata. Cette auto
bien connue des salariés de l'entreprise, connait grâce à cette restauration,
une nouvelle jeunesse. Il ne s’agit pas seulement d’une Lamborghini. La 350
GT est la plus importante Lamborghini, car il s’agit de la première.
Tous, chez Lamborghini, vont vous conter la légende, dans un français correct,
de la naissance de la 350 GT. Comment Ferruccio Lamborghini , homme d’affaires
à succès, désespéré par ses Ferrari constamment en panne sur le bas côté
de la route, embrayage grillé, décida un jour d’aller se plaindre chez
Ferrari. Enzo Ferrari en personne expliqua sans ambiguïté à Ferruccio
Lamborghini qu’étant donné que lui, Monsieur Lamborghini, avait fait fortune
en fabriquant des tracteurs, il devrait peut-être se contenter de conduire ses
tracteurs, et de laisser aux autres une mécanique aussi sophistiquée que celle
d'une Ferrari, dont il ne savait de toute évidence pas se servir.
L’ego piqué au vif, Ferruccio Lamborghini sortit avec précipitation,
promettant à Enzo Ferrari de le battre sur son propre terrain, en construisant
une voiture de sport rivale, qui pourrait taquiner le cheval cabré.
Ferruccio
construisit la 350 GT pour le prestige de voir figurer son nom sur une voiture
de sport exclusive, et parce que c’était un moyen de gagner de l’argent.
Ferruccio pouvait certainement se permettre d’agir de la sorte, étant devenu
millionnaire (pas seulement en Lires, mais aussi en Dollars…) par ses propres
moyens, en construisant des tracteurs. Il découvrit alors que les Ferrari et
ses tracteurs se servaient des mêmes embrayages – même si les Ferrari les
mettaient dix fois plus à contribution.
La première étape fût la construction d’une nouvelle usine – stratégiquement
située à quelques kilomètres de Maranello. Ferruccio Lamborghini engagea
alors la crème des ingénieurs de Ferrari et de Maserati, tels que Giampaolo
Dallara, Bob Wallace, Paolo Stanzani et Giotto Bizzarini. La première voiture,
la 350 GTV, fut rapidement prête à être produite, comme Lamborghini le prétendit
à l’époque. En réalité, la voiture présentée au Salon de l’Automobile
de Turin de 1963 était un prototype ne pouvant pas se mouvoir car pas encore
terminé. Apparemment le compartiment moteur avait été rempli de briques, de
façon à ce que la suspension avant ne trahissait pas l’absence du moteur,
alors Ferruccio Lamborghini mentît à demi-mots, prétendant que le câble
d’ouverture du capot avait cassé. Ceci donna évidemment le champ libre à la
critique. Il y avait encore un bout de chemin à parcourir avant que la première
Lamborghini ne se déplace par ses propres moyens.
En 1964
seulement, et après un nouveau design de Touring, la 350 GT était enfin prête.
La carrosserie était alors en aluminium léger sur un châssis tubulaire, appelée
"Superleggera", et avec un V12 de 3,5 litres flambant neuf, conçu par
Giotto Bizzarini. Ferruccio ne voulait se contenter de rien de moins qu’un
V12, et ses seules exigences envers Bizzarini étaient que le nouveau moteur
soit plus puissant que le V12 de 3 litres de Ferrari. Le V12 tout aluminium à 4
arbres à cames avait une cylindrée de 3464 cm3. Equipé de six carburateurs
Weber, la sortie au volant moteur était de 280 chevaux, soit 35 chevaux de plus
que la Ferrari 330 GT. Par la suite, la puissance du moteur Lamborghini a été
diminuée par Dallara afin d’espacer un peu dans le temps les révisions...
En 1964, la Lamborghini 350 GT était projet de taille pour une toute nouvelle
usine. C’est aujourd’hui une auto magnifique, mais pas véritablement
d’une remarquable beauté. L’avant doté de ses phares protubérants a un
aspect un peu surprenant et les montants avant sont incurvés étrangement vers
l’extérieur. Quant à l'arrière, il semble que les designers aient été à
court d’idées, hormis pour la vitre panoramique arrière. Il est alors nécessaire
d’étudier les détails de la 350 GT : l’aluminium poli entourant les
instruments, les 300 km/h délicatement peints à la main sur le verre. Il
s’agit bien d’une Lamborghini, cela ne fait aucun doute. En résumé, c’était
la voiture idéale pour l’ ”Autostrada ”, la voiture de l’homme
d’affaires des années 60, sensible à la mode, de l’homme qui a réussi. En
effet, son prix était le double de celui d’une Jaguar type E et aussi élevé
que celui à payer pour une Ferrari 330 GT. Mais Ferrari possédait l’expérience,
couronnée de succès, du constructeur de voitures pour la compétition et pour
la route, alors que Lamborghini avait un nom pour la fabrication d’équipements
agricoles. La 350 GT se devait donc d’être quelque chose de spécial pour se
distinguer...
Aujourd’hui, dans les mains du pilote d’essai expérimenté qu'est Valentino
Balboni, la 350 GT roule avec tout le panache que l’on peut attendre d’un
taureau de combat. En fait Valentino a trouvé cette voiture, lorsqu’un
collectionnaeurs de Lamborghini (le Malais Megatech) fit l’inventaire de ses
nouvelles acquisitions. Il y a un certain temps, les Automobiles Lamborghini ont
souhaité acquérir une 350 GT pour leur collection. Celle qui appartenait à
l’usine est partie avec Ferruccio lorsqu’il a été forcé de vendre ses
actions de la société, et par la suite elle échoua dans le musée privé de
son fils, Tonino Lamborghini, à proximité de Cento. Mais là, derrière
l’usine, il y avait les restes d’une 350 GT. Au cours de ces deux dernières
années, la voiture a été soigneusement restaurée. Son châssis porte le No
118 et son moteur le No 114, une des premières voitures. Les numéros de châssis
ont commencé à 100 et en tout, 120 voitures seulement ont été produites
avant que ne sorte la 400 GT équipée d’un moteur 4 litres. La raison de
l’abandon de cette voiture derrière l’usine reste mystérieuse, car le
kilométrage, qui paraît authentique, n’est que de 75.000 kilomètres.
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